Mes vagabondages

BABELIO

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03 mars 2013

L'évasion au bout du crayon

 

Un dimanche après-midi encore froid en ce début de mars.
Et si on allait se balader avec les touaregs du Tadrart....suivez moi....

 

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Carlos Miguel Hernandez et Fino Gomez à la Maison de Mai

Super soirée cubaine à la Maison de Mai avec ces deux artistes magnifiques

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06 février 2013

Hopper - Ivo Kranzfelder

 Hopper                                Edward Hopper (1882 - 1967) est considéré comme le premier grand peintre américain du XXe siècle. Malgré un début de carrière difficile, sa popularité n'a cessé de croître depuis 1950. Hopper qui mena avec sa femme une vie plutôt solitaire et retirée a peint des images de la ville où se consume l'intime et infinie solitude de l'homme. Son tableau le plus célèbre, Oiseaux de nuit (Nighthawks, 1942), représente un bar de coin de rue où dans une lumière diffuse sont accoudés deux êtres humains esseulés, perdus en eux-mêmes. Hopper a peint aussi des rues, souvent dans une vive lumière sculpturale et une mélancolie retenue. Les oeuvres d'Edward Hopper frappent par l'intensité de leurs couleurs. Les êtres humains qu'il met en scène sont isolés de l'harmonieuse nature environnante par des lignes de séparation très nettes. La précision objective avec laquelle il représente l'homme moderne dans son environnement, en particulier architectural, confère à ses tableaux une impression d'étrange stupeur. L'air d'abandon de la Maison au bord de la voie ferrée se fait menaçant sous l'action réciproque du clair et de l'obscur. Mais la nature telle que la représente Hopper a quelque chose d'apaisant. La mer et les paysages de rochers peints dans de chauds tons de brun expriment une douceur inhabituelle et c'est à travers eux que transparaît l'optimisme de l'artiste. (info éditeur)

L'édition Taschen recèle de beaux-livres intéressants dans de nombreux domaines. J'avais depuis longtemps ce livre dans ma bibliothèque et l'exposition Hopper à Paris qui vient de se terminer et que je n'ai pu hélas aller voir, m'a redonné l'envie de le feuilleter et j'avoue que c'est toujours avec grand plaisir que je regarde ces peintures qui représentent avec réalisme des scènes de la vie quotidienne des américains de la première moitié du XXème siècle, toujours éclairés d'une lumière particulière.

Hopper1   Hopper2  

 

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Le désespoir des singes et autres bagatelles - Françoise Hardy

HardyVoix sans pesanteur, beauté intemporelle, silhouette élancée, Françoise Hardy est surtout une auteur-compositeur-interprète exigeante, appréciée dans le mode entier, qui a inspiré plusieurs générations depuis son premier succès, Tous les garçons et les filles, en 1962.
Pour la première fois, elle livre les clefs de sa vie. Elle raconte son enfance en vase clos qui ne la préparait en rien à une célébrité totalement inattendue, évoque ses amours avec Jean-Marie Périer, puis avec Jacques Dutronc, son mari, et naturellement parle de leur fils, Thomas.
Françoise Hardy revient aussi sur ses chansons, ses collaborations et ses rencontres. Au gré des années, on crois Dali, Stockhausen, Ionesco, Bob Dylan, Mick Jagger, Elvis Presley, Pauline Réage, Hélène Grimaud ou Michel Houellebecq, ainsi que tous ceux qui ont le plus compté pour elle : Mireille et Emmanuel Berl, Patrick Modiano, Michel Berger, Serge Gainsbourg, Gabriel Yared, Etienne Daho...
Ecrit avec sincérité, lucidité et tendresse, son récit permet de revivre des épisodes connus, d'en découvrir d'autres, et surtout de rire, de rêver et de s'interroger avec elle sur ce qui fait le sens de nos existences, joies et souffrances mêlées. Mieux qu'un livre de souvenirs, une grande traversée des apparences, où l'on découvre , depuis l'enfance à nos jours, l'itinéraire intérieur, artistique et amoureux d'une artiste profondément singulière.


Dans ce livre, Françoise Hardy nous ouvre son coeur, nous fait part de ses blessures mais aussi de ses joies au travers d'une très belle écriture qui rend ce récit très agréable à lire. Transparait également au fil de ce récit toute la simplicité, la sensibilité et l'intelligence d'une femme qui a dû subir l'indifférence de l'homme avec qui elle a partagé sa vie, sans jamais montrer d'hostilité ou de rancoeur à son encontre.
C'est un livre qui m'a émue et qui a renforcé ma sympathie pour cette artiste, qui a su rester avant tout une femme simple et naturelle. Je ne peux qu'en recommander la lecture.

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Le petit Woody Allen illustré - Woody Allen & Linda Sunshine

WoodyIl n'est pas évident de décrire cette oeuvre biographique, il faut la lire et la relire ! Un très bon livre conçu et réalisé par Woody Allen himself en collaboration avec Linda Sunshine.
C'est à mon avis un livre qui fait partie des "indispensables". Document sur l'oeuvre de l'artiste illustré de ses nombreuses citations, extraits de dialogues de films, de photographies et de reproductions de tableaux comme le Cri de Munsch. Et bien sûr l'humour d'Allen est présent tout le long du livre. A garder à portée de la main en cas de coup de blues.

Extraits :

J'ai été très déprimé pendant longtemps. Je m'apprêtais à me suicider mais, comme je l'ai dit, je suivais une psychanalyse freudienne très stricte et si vous vous suicidez, on vous fait payer les séances que vous ratez.

Je suis rentré à la maison un soir, il y a de ça quelques mois, et je me suis dirigé vers le placard de ma chambre et une mite avait mangé ma veste sport. Elle gisait sur le sol, toute barbouillée. C'était une veste rayée jaune et verte, vous savez. Une petite mite dodue qui gisait là par terre. Un bout de la manche dépassait de sa bouche. Je lui ai donné deux chaussettes marron unies. je lui ai dit : "Avales en une maintenant et prends l'autre dans une demi-heure."

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04 février 2013

Fourmis sans ombre - Le livre du Haïku - Maurice Coyaud

Haiku

Réédition d'un classique qui enchanta Roland Barthes, où poésie et impertinence cheminent d'un même pas. Les haïkistes nippons, dont Maurice Coyaud a rassemblé le plus large florilège, notaient volontiers leurs petits poèmes - trois vers, c'est tout - en marge du récit de leurs randonnées, comme autant de pauses, de points de suspension. M. Coyaud procède à leur manière. Son anthologie n'en est pas vraiment une et c'est tant mieux : elle prend forme de promenade, de libre divagation à travers le Japon éternel.
Ecoutons ces voix qui nous disent que la poésie, même si elle n'est jamais que l'autre nom de l'indicible, ne loge pas au temple que l'on croit : elle suit les chemins vicinaux, dort dans les fossés et chausse les savates de tout le monde. Elle ne cherche rien (puisque chercher est l'un des meilleurs moyens de ne rien trouver) donnant secrètement raison au sage qui nous prévient narquoisement : "Quand vous regardez, contentez-vous de regarder. Si vous réfléchissez, vous mettez déjà hors de la cible." (4ème de couverture).


Ce recueil de haïkus est pour moi comme un ami que l'on consulte lorsque les pensées se font cumulus. Il est indispensable de le garder près de soi, sur sa table de nuit, et d'en picorer quelques petites phrases qui agissent comme des bulles de savons légères et insignifiantes.
"....il n'y a rien à ajouter au haïku qui vient d'éclore sur les lèvres du voyageur ; il n'a pas besoin d'une syllabe de plus pour dire ce qu'il a à dire ; rien ne saurait l'augmenter, lui donner davantage de sens...."

Mon manteau de paille chaque matin
Je le secoue et fais s'envoler
Les lucioles
Ransetsu

Ne la cueille pas  
Laisse la dans le champ

La fleur-fille
Hyôsui

 

 

 

 



 

 

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02 février 2013

Le potentiel érotique de ma femme - David Foenkinos

Foenkinos

Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les oeufs d'oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié.
Alors il s'est mis à collectionner sa femme.

J'ai fait mon entrée dans l'univers de Foenkinos avec ce roman qui ne m'a pas du tout accrochée malgré l'inventaire à la Prévert accrocheur de la 4ème de couverture, je m'y suis ennuyée et je n'ai pas eu la patience d'aller jusqu'à la dernière page moi qui n'abandonne jamais un livre en cours de route.
David Foenkinos fait le buzz actuellement dans les médias et certains de mes amis m'en font également l'éloge.
Après cette première impression plutôt négative j'avoue que j'ai du mal a refaire une tentative. Peut être que les avis des amis bloggeurs arriveront à me convaincre !

 

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Katiba - Jean-Christophe Rufin

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Quatre touristes occidentaux sont assassinés dans le Sahara. L'attaque est signée al-Qaida au Maghreb islamique, une origanisation terroriste implantée dans les anciennes zones d'influence française d'Afrique de l'Ouest. Tout laisse à penser qu'elle rêve désormais de frapper la France au coeur. L'évènement met en alerte les service de renseignements, de Washington aux Emirats, d'Alger à Paris.

Au centre de leurs jeux complexes, Jasmine, jeune fonctionnaire du Quay d'Orsay. Quels liens cette française à l'élégance stricte entretient-elle avec le monde musulman ? Quelle secrète influence pèse sur elle depuis la disparition de son mari ? C'est en démêlant les fils les plus intimes de sa vie que la vérité se fera jour.

C'est le seul roman de Jean-Christophe RUFIN que j'ai lu à ce jour et ce livre m'a littéralement captivé car il aborde un sujet qui fait hélas toujours et plus que jamais l'actualité : le terrorisme au travers du réseau Al-Qaida au Maghreb islamique.
Le fonctionnement de ce réseau est très bien décrit, de même que le travail des services de renseignements, toutes choses que l'on suppose sans vraiment les connaître.
L'angoisse et le suspens nous tiennent en haleine tout au long du récit ce qui témoigne de la qualité d'écriture de
Jean-Christophe Rufin.

On ne lâche plus ce livre une fois qu'on l'a commencé !

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01 février 2013

La confusion des sentiments - Stephan Zweig

zweigAu soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide.

Je viens de terminer la lecture de ce court roman, après avoir lu une série d'auteurs plus contemporains et j'ai apprécié ce retour à une écriture ciselée et aux phrases harmonieuses que l'on aurait plaisir à lire à haute voix.
On sent tout au long de ce récit naître et croître des sentiments puissants entre ces deux êtres, et ce n'est qu'à la fin du roman que l'auteur dévoilera l'ambiguité des sentiments du professeur envers son élève sans que ne soit réellement évoquée son homosexualité.

Dans ce récit réside tout l'art de Stephan Zweig d'aborder en finesse un sujet dont pour l'époque il était inconcevable de prononcer le nom.

 Citation extraite : Aucune souffrance n'est plus sacrée que celle qui par pudeur n'ose pas se manifester.

 

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